Sujet : Duras Marguerite

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Blot-Labarrère Christiane

Album Pléiade Marguerite Duras

Gallimard, Paris, 2014. Album N°53 quinzaine de la Pléiade 2014. Nombreuses illustrations in texte. Reliure éditeur pleine peau marron, dos lisse doré, rhodoïd. Emboîtage en carton illustré en couleur. In-12°. 252 pp. Très bel exemplaire comme neuf

«Présenter Marguerite Duras c’est inciter au plaisir de feuilleter, de lire, de voir. Faire le geste d’une invitation. Dans son univers labyrinthique, certains se perdent, d’autres se trouvent ou se retrouvent. Captifs, captivés. Cependant, à travers ses romans, ses pièces de théâtre, ses films, se discerne au mieux une cohérence bousculée par les événements ambigus, voire contradictoires, qui tissent l’existence : "Je suis un écrivain, rien d’autre qui vaille la peine d’être retenu." Sans négliger les moments d’une vie, cet album, qu’illustrent photographies de famille, manuscrits rares, documents d’époque et traces épistolaires, ne se ramène pas à une simple biographie. Il privilégie les évocations d’une œuvre singulière. De cette œuvre, l’enfance, temps passé qui ne passe pas, est la clé de voûte. Enfance dite, redite. Reprise de souvenirs tremblés, voilés, recomposés jusqu’au mythe. Le réel finit par s’y confondre avec un imaginaire inépuisable. Paroles vraies pourtant. Comme un cri, comme un sanglot. Mais la quête de Marguerite Duras ne se borne pas à des réminiscences. Elle instaure en loi universelle le désir, son déclin ou sa renaissance. Elle aime l’amour, ce vertige immobile. Se veut violente, âpre, impétueuse, à l’instar de ses personnages. Toujours proche de la poésie et de la musique, elle transforme tout espace en templum, en espace sacré, à l’aune de ses exigences mystérieuses. Si l’on consent à s’y laisser prendre, dès lors porté par un langage souverain qu’elle honore et maltraite à son gré, on sera conduit vers des thèmes multiples, vers d’insolites fictions où se croisent la femme, l’enfant, l’humour baroque. Le soleil et le feu. La révolte, le crime, la folie. L’eau douce mêlée à l’eau salée des deltas lointains. La vaine splendeur du monde…» Christiane Blot-Labarrère.